La maison de Casimir Miellot était une petite maison picarde traditionnelle dans laquelle les journaliers et leur famille de ce deuxième milieu du 19ème siècle, vivaient assez confortablement.


Construite en torchis, recouverte de chaume, aux fenêtres étroites ne laissant passer que peu de lumière et de froid, elle était composée d’une salle à l’usage tout à la fois de cuisine, de pièce à vivre. On y trouvait une grande cheminée qui servait aussi bien à chauffer le logis qu’à faire la cuisine.


C’était la pièce où toute la famille se réunissait…


Il y avait à l’opposé de la grande cheminée, deux chambres dont les portes étaient séparées par une horloge qui se remontait à l’aide de plusieurs contrepoids en forme de pommes de pin.

On y voyait enfin, deux portes en vis-à-vis :l’une donnant sur la rue et l’autre sur la cour et le jardin.

Dans toutes les pièces, le sol était constitué de briques rouges plus ou moins bien ajustées.


Le mobilier était pauvre et on ne trouvait que des éléments essentiels à la vie de cette époque.

Une grande et solide table, entourée de deux bancs, trônait au milieu de la salle .Il y avait aussi, dans la cheminée près de l’âtre, une sorte de large fauteuil appelé en picard « cadot » et dans lequel s’assaillait l’ancien. Une petite traite picarde pour la vaisselle complétait le reste du mobilier.

Dans les chambres, on trouvait lits étroits au matelas de paille d’avoine, armoire pour le linge et dans l’une d’entre elles, un prie-dieu curieusement coincé entre le mur de torchis et le lit.


Adossé à la maison, un bâtiment comprenait une étable pour les deux vaches. On trouvait aussi, formant une cour carrée, un poulailler, quelques cases à lapins, une remise à outils, et enfin une charretière bien que les Miellot ne possédaient pas de cheval. Il y avait, de plus, un petit appentis dans lequel grognaient une truie et sa progéniture.


Au delà se trouvaient un grand jardin et un pré avec quelques arbres fruitiers, ce qui permettait à la famille, avec la basse cour et le lait des deux vaches, de se nourrir correctement.


C’est donc dans cette maison que les français se retranchèrent à l’arrivée des prussiens. La famille qui l’occupait, avait fui immédiatement à l’arrivée des soldats.


On avait emmené les deux vaches et confié les cochons à un voisin. Les poules, indifférentes, courraient toujours dans la basse cour et les lapins, placides, continuaient à grignoter dans leurs casiers.


Seul, le père était resté, ne voulant pas abandonner ses biens.


Et la bataille fit rage…


A suivre…

 

Posted by Orival, filed under Tourisme. Date: September 21, 2008, 3:05 pm | Comments Off

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