On sait que la maison fut complètement détruite.On sait également que seul le capitaine Jean René Galland fut le seul survivant des militaires qui défendirent la maison. On sait enfin que le malheureux décédera très rapidement de ses blessures.


Mais il eut un autre survivant : Casimir Miellot. Réfugié dans sa cave, il sortit miraculeusement indemne da la fournaise.


Il fut emmené par les prussiens à Aumale pour y être questionné. L’interrogatoire, malgré sa brutalité, ne put rien tirer de Casimir Miellot.


Pourquoi ce silence de la part de ce paysan obstiné ?


Il ne savait rien sans doute du trésor, mais n’avait-il pas été terré pendant le combat dans sa cave ?

Ou patriote héroïque, il gardait par devers lui des informations importantes pour la sauvegarde de la nation …


En tout état de cause, malgré les coups, il restera complètement silencieux.


Il sera transféré à la prison d’Amiens en Octobre 1870 dans l’attente d’un hypothétique procès.


Il y sera oublié pendant trois ans !


Il ne sortira que le 8 mai 1873 accueilli par sa femme, Elodie née Cauchet et par sa fille…Adèle Miellot !


Il retournera à Orival et reconstruira sa maison exactement au même emplacement que celle qui fut ruinée, avec opiniâtreté, comme si sa vie en dépendait..


Il utilisera parfois des poutres qui n’avait pas été entièrement brûlées, révélera des murs de torchis, couvrira son toit, non plus de chaume, mais de pannes (tuiles caractéristiques du pays picard).


Il mourra cependant avant qu’elle ne fût terminée. En effet, le 5 octobre 1875 il rentra dans la petite maison que la famille avait loué en attendant la reconstruction, se couchera et moura dans la nuit, probablement d’un refroidissement.


Emporta-t-il avec lui quelque secret ayant rapport avec le trésor d’Orival ?


Bien qu’il ne fit jamais aucune révélation publique, des coïncidences troublantes peuvent faire penser que Casimir Miellot devait avoir des renseignements concernant le trésor de l’impératrice Eugénie.

Par exemple, c’est sa fille Adèle Miellot qui s’occupa, jusque dans son dernier souffle le capitaine Jean René Galland.


C’est ce dernier qu’il lui confia une lettre…


A suivre…

 

Posted by Orival, filed under Tourisme. Date: September 28, 2008, 3:05 pm | Comments Off

Comme tous les ans une réderie est organisée le premier dimanche de septembre.

Cette année tout le monde avait répondu présent , il y avait même une exposition avicole. Malheureusement le beau temps lui nous a fait défaut.

Cependant personne ne s’est découragé , après tout la pluie ne fait pas fondre!

 L’organisation de la réderie est rigoureuse et demande l’implication de tous, cela commence déjà un mois avant par la distribution dans tous les villages d’affiches.

Voici quelques photos de la préparation et l’installation de cette journée.

la veille pas moins de 100kg de pommes de terre sont épluchées

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c’est bien joli que je prenne des photos mais pendant ce temps ma caisse elle ne diminue pas beaucoup :)

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bon une dernière et j’arrête pour les patates, il faut que je bosse un peu!

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l’après midi mécano géant: montage du barnum et des tentes

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Pendant ce temps Maryline, Sonia et Amélie s’occupaient du marquage au sol pour placer les exposants.

Moi je vous dis à demain, je dois finir de vendre les tickets de tombola qu’il me reste.

LE JOUR J

La poisse il pleut sans arrêt depuis ce matin

Voici quelques clichés pris en fin d’après midi, selon la présidente malgré le temps il y a eu beaucoup de passage

L’équipe en pleine action

RESTAURATION

le chef cuistot: Laurent

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Avec l’aide de Benjamin et Cédric

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Pendant que le chef n’est pas là les souris dansent, n’est ce pas!

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Brigitte,Monique,Maryline et Nathalie

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Bon appêtit Sabine, tu l’as bien mérité

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LA BUVETTE

Claude, Thibaut, Amélie, Vincent

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Les exposants qui sont restés jusqu’au bout

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EXPOSITION AVICOLE

le président Mr KONRAD et Mr BOUCHER Jean Pierre

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Il y a avait des cochons d’inde

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Mon coup de coeur

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C’est le papa de mes ptits loulous

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Il y avait de beaux pigeons

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Des poules et des canards

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Et enfin des lapins

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Et pour finir une partie des exposants avicoles que j’ai trouvé très sympathiques et qui ne manquent pas d’humour!

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Voilà,c’est fini, merci à tous pour cette belle journée , c’est promis l’année prochaine on recommence.

En attendant l’association des jeunes d’orival vous donne rendez dimanche 28 septembre 2008 à l’ancienne école dès 9h30 pour une marche.

alors à dimanche :)

A.B

Posted by ajo, filed under L'association des jeunes. Date: September 22, 2008, 1:15 pm | Comments Off

La maison de Casimir Miellot était une petite maison picarde traditionnelle dans laquelle les journaliers et leur famille de ce deuxième milieu du 19ème siècle, vivaient assez confortablement.


Construite en torchis, recouverte de chaume, aux fenêtres étroites ne laissant passer que peu de lumière et de froid, elle était composée d’une salle à l’usage tout à la fois de cuisine, de pièce à vivre. On y trouvait une grande cheminée qui servait aussi bien à chauffer le logis qu’à faire la cuisine.


C’était la pièce où toute la famille se réunissait…


Il y avait à l’opposé de la grande cheminée, deux chambres dont les portes étaient séparées par une horloge qui se remontait à l’aide de plusieurs contrepoids en forme de pommes de pin.

On y voyait enfin, deux portes en vis-à-vis :l’une donnant sur la rue et l’autre sur la cour et le jardin.

Dans toutes les pièces, le sol était constitué de briques rouges plus ou moins bien ajustées.


Le mobilier était pauvre et on ne trouvait que des éléments essentiels à la vie de cette époque.

Une grande et solide table, entourée de deux bancs, trônait au milieu de la salle .Il y avait aussi, dans la cheminée près de l’âtre, une sorte de large fauteuil appelé en picard « cadot » et dans lequel s’assaillait l’ancien. Une petite traite picarde pour la vaisselle complétait le reste du mobilier.

Dans les chambres, on trouvait lits étroits au matelas de paille d’avoine, armoire pour le linge et dans l’une d’entre elles, un prie-dieu curieusement coincé entre le mur de torchis et le lit.


Adossé à la maison, un bâtiment comprenait une étable pour les deux vaches. On trouvait aussi, formant une cour carrée, un poulailler, quelques cases à lapins, une remise à outils, et enfin une charretière bien que les Miellot ne possédaient pas de cheval. Il y avait, de plus, un petit appentis dans lequel grognaient une truie et sa progéniture.


Au delà se trouvaient un grand jardin et un pré avec quelques arbres fruitiers, ce qui permettait à la famille, avec la basse cour et le lait des deux vaches, de se nourrir correctement.


C’est donc dans cette maison que les français se retranchèrent à l’arrivée des prussiens. La famille qui l’occupait, avait fui immédiatement à l’arrivée des soldats.


On avait emmené les deux vaches et confié les cochons à un voisin. Les poules, indifférentes, courraient toujours dans la basse cour et les lapins, placides, continuaient à grignoter dans leurs casiers.


Seul, le père était resté, ne voulant pas abandonner ses biens.


Et la bataille fit rage…


A suivre…

 

Posted by Orival, filed under Tourisme. Date: September 21, 2008, 3:05 pm | Comments Off

Soixante douze ans c’est le temps d’un oubli ou d’une légende !


Les héritiers vendirent la traite picarde (et la lettre qu’elle contenait) à un certain Trouillet demeurant à Bougainville, rue du bout du haut.


Que se passa –t-il ?


Probablement, que cette lettre se trouva repoussée et coincée au fond du fameux tiroir…

En tout état de cause, elle y resta bien cachée. !


Je devins propriétaire de cette traite picarde car elle avait été achetée par mon oncle qui me la donna en 1983.


En 1979, j’avais acheté une maison à Orival ; c’est ainsi que, naturellement, notre traite picarde se retrouva presque à son point de départ.

Les objets comme les hommes, aiment voyager. Ils se promènent de lieu en lieu jusqu’à leur propre mort et si nous, humains, nous croyons les posséder, nous n’en sommes, en fait, que temporairement les dépositaires.


La traite picarde s’installa donc chez moi et elle remplit pendant de nombreuses années son office consciencieusement.

 

Un jour, je décidai de la nettoyer pour la restaurer. En effet, il y avait des parties détériorées et il devenait indispensable d’en faire les réparations.


C’est à cette occasion que je dénichais la lettre du capitaine Jean René Galland.


Nous étions le 3 mars 2005…


Que disait elle ?


Mais avant de vous en dévoiler le contenu, je voudrais vous rappeler que la vie est parfois plus imaginative que la plus farfelue des fictions. Comment supposer, en effet, qu’une lettre d’un officier français du second Empire mort dans des circonstances exceptionnellement tragiques, puisse revenir à son point de départ plus d’un siècle après qu’elle ait été écrite ?


C’est un grand mystère sans doute !


A suivre…

Posted by Orival, filed under Tourisme. Date: September 14, 2008, 3:04 pm | Comments Off

Il y a une dernière hypothèse beaucoup plus vraisemblable.


Pendant la guerre franco-allemande de 1870.


Alors que les armées françaises étaient écrasées à Sedan par les troupes prussiennes entraînant le 4 septembre 1870, la chute de Napoléon III, un émissaire de l’impératrice Eugénie, régente, nommé Raoul de Beaulieu, fut chargé de convoyer un trésor de guerre vers l’Angleterre. Ce trésor devait permettre d’assurer le retour du prince impérial au pouvoir.

Outre l’émissaire de l’impératrice, ce petit groupe était composé d’un capitaine, d’un sous-officier et de cinq soldats. Ils devaient prendre un bateau au Tréport dans la nuit du 6 au 7 septembre 1870.


Mais, rencontrant une escouade de uhlans prussiens qui se dirigeait vers Aumale, ils furent contraints de se réfugier dans la maison d’un certain Casimir Miellot alors âgé de 53 ans. Cette maison était située à Orival près d’une belle mare, juste avant le hameau du Couraux qui était encore rattaché, à l’époque, au village de Morvilliers Saint Saturnin.

 

Malgré leur infériorité numérique, ces hommes se défendirent avec acharnement et refusèrent de se rendre.


Est-ce à ce moment là que Raoul de Beaulieu dissimula son trésor ?


La maison fut, au cours de la bataille, complètement détruit par un incendie.

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Il n’y eut qu’un survivant : le capitaine Jean René Galland. Evacué sur Poix de Picardie, il mourra de ses blessures trois jours plus tard .Cependant, avant de succomber, il aura la force de rédiger une lettre codée à l’impératrice pour lui révéler le secret de l’emplacement du trésor.


Cette lettre, il la confia à une jeune paysanne prénommée Adèle. Elle était chargée de le soigner. Mais, celle-ci, malgré la promesse de la faire parvenir à sa destinatrice, ne se doutant pas de la valeur et de l’importance de cette missive, la gardera par devers elle.


A son décès en 1932, à l’age de 81 ans, la lettre était restée au fond d’un tiroir….


A suivre….

 

Posted by Orival, filed under Tourisme. Date: September 7, 2008, 3:03 pm | Comments Off